Créer mon blog M'identifier

Si je devais résumer ma grossesse

Le 30 octobre 2014, 11:07 dans Maternité 0

Voilà tel que je le ferais. Rien à voir avec les découpages habituels et scientifiques. Ça, c’est MA grossesse A MOI, telles que je l’ai ressentie. (Lire ici un récit plus détaillé de ma grossesse gémellaire).

Premier trimestre :
Le temps de la frustration et de la fatigue. Celui où on ne peut rien dire, où la grossesse ne se voit pas mais les premiers maux sont déjà là, surtout la fatigue (la faute aux hormones). Et la peur. Celle de ne pas mener cette grossesse à terme.

  • Mois 1 : rien à signaler.
  • Mois 2 : quelques nausées, à peine, mais surtout de la fatigue.
  • Mois 3 : j’ai toujours envie de dormir et j’ai toujours peur.
  • Mois 4 : j’ai moins peur mais mon ventre, lui, est toujours plat, plat plat…

Deuxième trimestre :
Le temps du bonheur ! Mon ventre pousse enfin, je suis belle, je suis épanouie et je suis surtout en pleine forme ! Dommage que cela ne dure pas plus longtemps !

  • Mois 5 : je me sens bien !

Quatrième trimestre :
Non, moi je n’ai pas vécu de 3ème trimestre. Je suis allée directement au-delà ! Comme m’a dit l’obstétricien qui a suivi ma grossesse, à 6 mois, l’utérus (et donc le ventre !) d’une femme enceinte de jumeaux est de la taille de celui femme enceinte d’un singleton à 9 mois ! Avec la fatigue et le poids en plus !

  • Mois 6 : Je fais des malaises, j’ai chaud, j’ai froid, j’ai soif
  • Mois 7 : j’en ai marre, il faut que cela cesse, et vite !

Pas de 8ème ni de 9ème mois. Les filles ont du entendre ma détresse et sont venues d’elle même abréger mes souffrances.

Il parait que chaque grossesse est différente, y compris chez une même femme (j’espère bien !). Et vous, c’était comment ?

Cette grossesse regrettée…

Le 30 octobre 2014, 10:53 dans Maternité 0

Il y a ce regret qui ne me quitte pas depuis que j’ai accouché. J’aurais tant voulu profiter davantage de ma grossesse. Quand j’entends certaines raconter que leur grossesse était tellement géniale, je suis un peu jalouse de ne pouvoir en dire autant.

Les premiers mois, il y avait cette excitation de la grossesse débutante, mais cette frustration de ne pas pouvoir en parler, par superstition. Pourtant, j’avais envie de le crier sur tous les toits, d’en discuter avec mes collègues déjà mamans et de le hurler à la figure des gens qui me bousculaient dans le RER pour prendre la dernière place assise sous mes yeux. 
Mais les premiers mois, on n’a pas encore le statut officiel de femme enceinte. Mon ventre est resté irrémédiablement plat jusqu’à presque 4 mois de grossesse révolus. Ce n’est qu’après mon mariage qu’il s’est mis à pousser. Comme ça, d’un coup ! Psychologiquement, je devais probablement bloquer les choses pour ne pas que ça se voit avant le mariage et rater la surprise (lire ici le post sur l’annonce de ma grossesse).
Et puis il y a cette peur qui vous tenaille le ventre. Celle de ne pas aller à terme, celle de perdre son bébé. Chaque douleur, chaque sensation est une véritable source d’angoisse, jusqu’à l’écho des 12 semaines. celle qui atteste que tout va bien (pour le moment !).

Une fois que le ventre commence à pousser, là, on se sent vraiment enceinte. Parce qu’on l’est aussi dans le regard des autres. On devient cet « objet sacré » qui porte la vie et c’est si précieux. Il y a quand même eu une ou deux semaines où je voyais bien que les gens se demandaient si j’étais vraiment enceinte, ou si j’avais juste un peu trop déjeuné. Alors, quand trop fatiguée je demandais une place assise, je me sentais obligée de le préciser.
Mais c’est cette période de ma grossesse que j’ai préféré ! J’étais plus en forme(s), épanouie, mon ventre était joliment rond, pas encore trop imposant. Au final, ça aura duré un petit mois à peine. Je ne me suis senti bien enceinte que pendant mon 5ème mois de grossesse.

Car est rapidement arrivée la période des malaises. Dès que je prenais les transports je manquais de tourner de l’oeil, même assise. C’était inévitable. Chaque fois que le RER entrait dans la première gare en sous-sol de son trajet, je me sentais oppressée. Plusieurs fois, j’ai voulu descendre du train mais je ne m’en sentais pas capable. Alors je restais sur mon siège, à suer à grosses gouttes, la vue trouble et la peur au ventre en attendant que ça passe. Suite à ça, j’ai été arrêtée très vite. Heureusement, car j’en avais besoin !
S’en est suivi une toute petite période de rebond, où je me suis sentie mieux, un peu plus reposée. Puis mon ventre commencer à me peser (dans tous les sens du terme). Et puis, au bout de quelques jours à rester seule à la maison en attendant que mon mari rentre du travail, je m’ennuyais ferme. Je passais ma journée sur mon canapé, à regarder la TV ou lire des livres pour tuer le temps.

Puis, quelques semaines avant d’accoucher, j’en avais vraiment marre. Je n’avais qu’une envie, que cela cesse ! J’avais du mal à respirer, du mal à bouger, du mal à dormir. J’étais devenue énorme. Chaque nuit, je me levais toutes les heures ou presque pour aller aux toilettes. La fatigue avait pris le dessus et je commençais franchement à détester être enceinte. Tout en culpabilisant car je ne voulais pas non plus accoucher trop tôt pour mes petites.

Bref.

Avant, je disais que je ne voulais pas d’enfants. Puis que je les voulais tous avant 30 ans. Puis j’ai eu des jumelles. Je sais que j’aurais d’autres enfants, dans quelques années (après 30 ans donc) et cette fois, j’espère savoir prendre le temps de profiter.

Manger avec des morceaux

Le 29 octobre 2014, 12:26 dans Famille 0

Dans la phase 3 de la diversification, je vous parlais de l’introduction des petits morceaux. Je crois qu’aujourd’hui, on peut dire que cette étape est complètement acquise !

Ça n’a pas été tous les jours aussi facile ! Les purées moulinées sont bien passées dès le début, mais mes morceaux, ça a été une autre paire de manches ! Au début, elles faisaient le tri dans leur bouche et recrachaient le moindre petit morceau. Et au bout de 3 cuillères « d’effort », elles refusaient finalement de manger

Alors on y a été très progressivement. J’ai continué les purées moulinées, jusqu’à ce que je les sente prêtes. J’ai mixé les purées de plus en plus grossièrement, avec de plus en plus de morceaux. En parallèle, à la crèche, elles avaient aussi des purées de moins en moins lisses et surtout, la viande à part (alors que moi je mélangeais tout !) hachées en petits bouts. Elle se sont donc habituées petit à petit, à manger différentes textures.

Aujourd’hui, d’humeur audacieuse, je leur ai préparé une purée de légumes, presqu’exclusivement composées de morceaux (3 à 4mm de diamètre, bien cuits donc mous). Et elles ont tout mangé ! Dévoré même ! Elles m’ont presque épatée d’arriver à manger tous les morceaux avec autant de facilité, alors qu’elles n’ont même pas une dent !

Ce mercredi 29 octobre 2014 est à marquer d’une pierre blanche !

Voir la suite ≫